La pollution de l’air augmente les arrêts cardiaques mortels

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Une étude menée dans la ville de New-York démontre que les fines particules présentes dans l’air, essentiellement a%CC%80 cause de la pollution, favorisent la survenue d’arrêts cardiaques mortels.

« Dès que le niveau de ces particules augmentent, le nombre d’arrêts cardiaques augmente » explique le Docteur Robert A. Silverman, auteur de cette étude. Plusieurs études ont relié la pollution de l’air avec la survenue de maladies cardiovasculaires, d’infarctus du myocarde, d’asthme et de pathologies pulmonaires chroniques.

L’objectif de cette nouvelle étude était de déterminer si les fines particules produites par la combustion des moteurs de voitures et des centrales au charbon augmentent le risque de mort subite. 300 000 personnes décèdent de mort subite chaque année aux Etats-Unis, entre 30 000 et 50 000 en France.

Lorsqu’un arrêt cardiaque survient en dehors d’un hôpital, seulement 8% des malades survivent. Les scientifiques ont analysé les données de 8 216 arrêts cardiaques survenus a%CC%80 New-York entre 2002 et 2006.

Lorsqu’ils ont corrélé la survenue de ces arrêts cardiaques avec le niveau de pollution et en particulier avec le niveau de particules fines (dénommées 2,5 ppm), les scientifiques retrouvent que le risque d’arrêt cardiaque augmente de 4% a%CC%80 10% pour chaque augmentation de particules fines de 10 microgrammes par m3.

Le risque est plus élevé dès que les températures montent. L’effet de la pollution est le même chez l’homme et chez la femme. Les autres polluants n’intervenaient pas sur ce risque d’arrêt cardiaque.

« Etre confiné a%CC%80 l’intérieur d’un bâtiment n’offre qu’une protection limitée car ces particules pénètrent dans les immeubles et les maisons » explique Silverman. Ce qu’il faut retenir, c’est que « plus il y a de pollution, plus il y a d’arrêts cardiaques avec une très petite chance de survie ».

« Contrôler la pollution de l’air est une méthode prophylactique simple permettant de réduire la mortalité cardiaque » explique encore Silverman. Il faut aussi noter que les taux recommandés de taux de particules (35 microgrammes/m3) sont rarement dépassés au cours des mesures analysés dans l’étude, ce qui démontre que ces taux ne protègent pas la santé humaine« , conclue le Dr Silverman.

Source

Association of Ambient Fine Particles With Out-of-Hospital Cardiac Arrests in New York City
Robert A. Silverman, Kazuhiko Ito, John Freese, Brad J. Kaufman,Danilynn De Claro, James Braun, David J. Prezant
American Journal of epidemiology (2010) First published online: August 20, 2010

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