L’air pollué que nous respirons au bord de la RN20 est cancérigène

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Les taux de polluants autour de la RN20 sont estimés deux fois supérieurs a%CC%80 la limite officiellement tolérée. Pourtant, rien n’est fait pour protéger la population de ces polluants. Mais le 17 octobre octobre 2013 marquera peut-être un tournant dans la lutte contre la pollution atmosphérique. En effet, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) vient de reconnaitre officiellement la pollution atmosphérique comme la première cause environnementale de cancers chez l’être humain : antérieurement classée comme « probablement cancérigène », la pollution de l’air est devenue « cancérigène certain », une dénomination aux impacts lourds. Nous respirons donc quotidiennement, en particulier ceux habitant les villes, et encore plus ceux habitant Paris et sa région, 12 000 litres par jour d’air, devenu cancérigène du fait de la pollution. L’absence de réactivité des responsables publics ouvre donc la porte a%CC%80 des actions judiciaires qui ne peuvent plus nier l’évidence : il y a « mise en danger de la vie d’autrui » en laissant les habitants ainsi exposés a%CC%80 un polluant cancérigène. Tout patient atteint d’un cancer lié a%CC%80 la polution pourrait également porter plainte contre les responsables publics inactifs.

les experts du Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC), une agence de l’Organisation Mondiale de la santé (OMS), ont effectivement estimé qu’il y avait dorénavant suffisamment de preuves pour affirmer que la pollution de l’air provoque des cancers des poumons mais aussi des cancers de vessie.

Dans leurs analyses les experts ont séparé la pollution liées aux gaz et celle liée aux particules (les fameurse PM 10, 5 et 2.5). Les particules étaient, elles, déja%CC%80 classées comme polluant cancérigène pour l’homme depuis juin 2012, (tout comme le diesel qui les émet en grande quantité). Selon un autre récent rapport, ces particules ont tué au moins 42 000 personnes en France depuis l’an 2000.

La pollution de l’air était déja%CC%80 identifiée comme un facteur augmentant le risque de survenue de nombreuses pathologies respiratoires et cardiaques. Ce sont 223 000 personnes dans le monde qui ont été tuées par un cancer des poumons causé par la pollution, selon les données les plus récentes datant de 2010. Mais l’impact négatif de la pollution va bien au-dela%CC%80, en réduisant par exemple le poids de naissance des bébés.

Lorsque la prise de conscience touchera l’ensemble de la société, et qu’une majorité d’humains souhaiteront au minimum protéger leurs enfants, les effets de cette pollution pourront enfin être combattues. Selon le directeur du Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC), Christopher wild « il y a des méthodes efficaces de réduire la pollution de l’air et, étant donnée l’importance de l’exposition qui touche les personnes dans le monde entier, ce rapport devrait adresser un signal fort a%CC%80 la communauté intrnationale piur entreprendre des actions sans attendre ».

Les actions a%CC%80 menée devraient cibler bien évidemment la circulation automobile, en particulier au cœur des villes et en particulier les véhicules diesel et les poids lourds grand émetteurs de particules. Les industries sont également visées, en particulier celles moins contrôllées des pays en développement comme la Chine ; les récentes pollutions dramatiques de Pékin sont un exemple des pires conséquences de cette pollution où le niveau de particules dans l’air avait atteint des sommets.

Outre une réduction de l’exposition a%CC%80 un cancérigène dorénavant certain, la lutte contre la pollution atmosphérique réduira le risque d’asthmes, de bronchites, d’hospitalisations et donc réduira également les dépenses de santé.

Source

 IARC: Outdoor air pollution a leading environmental cause of cancer deaths
International agency For Cancer research
OMS
17 octobre 2013

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