RN20: Pollution CO2 et risques pour la santé

Un lourd tribut silencieux payé par les populations locales

Un lourd tribut silencieux payé par les populations localesUn lourd tribut silencieux payé par les populations locales

L’absence de contrôle du trafic de la RN20, la permissivité des autorités publiques quant-au passage des camions roulant au diesel-, mettent en danger la vie des habitants et plus particulièrement des enfants: des études Françaises et Anglosaxones en apportent les preuves:

  • augmentation du risque de déficits et de maladies respiratoires
  • augmentation du risque de cancer de l’enfant
  • augmentation du risque de leucémie de l’enfant

La pollution augmente le risque d’atteinte pulmonaire de l’enfant

Une étude clinique publiée dans l’une des plus grandes revues médicale mondiale, “The Lancet” a démontré que les enfants qui vivent a%CC%80 proximité d’une voie de circulation automobile a%CC%80 fort trafic ont un développement pulmonaire réduit qui risque de nuire a%CC%80 leur santé une fois adulte.

Les résultats de cette étude a été conduite pendant huit ans sur plus de 3 600 enfants entre 10 et 18 ans. Chaque année, leur fonction pulmonaire a été mesurée et comparée notamment a%CC%80 la distance qui les sépare d’une forte source de pollution automobile.

les enfants qui vivent a%CC%80 moins de 500 m d'une route a%CC%80 fort trafic ont des "déficits substantiels" dans le développement de leurs fonctions respiratoiresLes résultats confirment malheureusement d’autres études menées en ce sens : les enfants qui vivent a%CC%80 moins de 500 m d’une route a%CC%80 fort trafic ont des « déficits substantiels » dans le développement de leurs fonctions respiratoires par rapport a%CC%80 ceux ayant vécu a%CC%80 plus de 1,5 km d’une voie a%CC%80 fort trafic.

La pollution affecte même les enfants qui ne souffrent pas d’asthme et/ou du tabagisme comme le précise l’auteur, puisque tous les enfants en bonne santé « sont potentiellement affectés par l’exposition au trafic ».

Ainsi, la pollution de l’air, provenant des émissions de véhicules et des carburants fossiles, entrave le développement pulmonaire et limite la capacité respiratoire pour le restant de la vie.

Plus inquiétant encore, même en présence de faibles niveaux de pollution, l’axe routier accroît les risques pour la santé.

Les auteurs de cette étude confirment ainsi que les conséquences sont significatives et irréversibles : « quelqu’un qui souffre dans l’enfance d’un déficit de sa fonction pulmonaire aura probablement des poumons en moins bonne santé tout le reste de sa vie ».

Le déficit mesuré chez les enfants davantage exposés est, a%CC%80 l’âge adulte, un « facteur de risque important pour les maladies respiratoires et cardiovasculaires », ajoute le principal auteur de l’étude.

Les principaux responsables pressentis de ces affections sont de nouveau les particules fines émises notamment par les motorisations diesel.

Selon une autre étude conduite par des chercheurs de l’University of Southern California Keck School of Medicine en septembre 2004, les enfants qui vivent dans des endroits où l’air est pollué, encourent un risque cinq fois supérieur de fonction pulmonaire cliniquement basse, correspondant a%CC%80 moins de 80 % de la fonction pulmonaire attendue pour leur âge.

Références

Effect of exposure to traffic on lung development from 10 to 18 years of age: a cohort study.
Gauderman WJ, Vora H, McConnell R, Berhane K, Gilliland F, Thomas D, Lurmann F, Avol E, Kunzli N, Jerrett M, Peters J.
Lancet. 2007 Feb 17;369(9561):571-7.

La pollution augmente le risque de cancers de l’enfant

Les conséquences ne sont pas seulement pulmonaires d’après une étude publiée en août 2005 dans la revue médicale britannique Journal of Epidemiology and Community Health. En effet, celle-ci indique que les cancers chez l’enfant sont étroitement liés au degré de pollution atmosphérique environnante induite notamment par les véhicules diesel.

En savoir plus

Childhood cancers and atmospheric carcinogens — Knox 59 (2): 101 — Journal of Epidemiology and Community Health (en anglais)

Le butadiène-1,3

La pollution augmente le risque de cancers de l’enfantVivre près d’une gare routière augmente le risque de cancer chez l’enfant:

« Le résultat le plus frappant est la concentration extraordinaire de cancers dans une zone située a%CC%80 300 mètres de gares routières d’autobus », souligne l’équipe du Pr George Knox (Université de Birmingham). Ainsi, être exposé a%CC%80 ces gaz ou au monoxyde de carbone et vivre a%CC%80 moins de 300 mètres d’une gare routière multiplie par 12 le risque pour un enfant de décéder d’un cancer, précise le Pr Knox, relevant que le monoxyde de carbone n’est généralement pas considéré comme cancérogène, contrairement au butadiène-1,3, encore appelé vinyléthylène.

C’est en comparant sur une carte les lieux de résidence de plus de 12 000 enfants décédés de leucémie ou de cancer entre 1953 et 1980 en Grande-Bretagne, que ce professeur de l’université de Birmingham et son équipe ont constaté que les enfants vivant a%CC%80 moins d’un kilomètre d’une source importante de pollution (gares routières et autres centres importants de transports, installations de stockage de produits pétroliers …) avaient un risque accru de mourir d’un cancer.

Vivre près d’une gare routière augmente le risque de cancer chez l’enfant:

« Le résultat le plus frappant est la concentration extraordinaire de cancers dans une zone située a%CC%80 300 mètres de gares routières d’autobus », souligne l’équipe du Pr George Knox (Université de Birmingham).

Ainsi, être exposé a%CC%80 ces gaz ou au monoxyde de carbone et vivre a%CC%80 moins de 300 mètres d'une gare routière multiplie par 12 le risque pour un enfant de décéder d'un cancerAinsi, être exposé a%CC%80 ces gaz ou au monoxyde de carbone et vivre a%CC%80 moins de 300 mètres d’une gare routière multiplie par 12 le risque pour un enfant de décéder d’un cancer, précise le Pr Knox, relevant que le monoxyde de carbone n’est généralement pas considéré comme cancérogène, contrairement au butadiène-1,3, encore appelé vinyléthylène.

C’est en comparant sur une carte les lieux de résidence de plus de 12 000 enfants décédés de leucémie ou de cancer entre 1953 et 1980 en Grande-Bretagne, que ce professeur de l’université de Birmingham et son équipe ont constaté que les enfants vivant a%CC%80 moins d’un kilomètre d’une source importante de pollution (gares routières et autres centres importants de transports, installations de stockage de produits pétroliers …) avaient un risque accru de mourir d’un cancer.

Ce risque augmente également pour les enfants vivant ou dont les mères ont vécu pendant la grossesse a%CC%80 environ 300 mètres d’un point local d’émissions de polluants (monoxyde de carbone, particules, oxydes d’azote, butadiène-1,3, benzène, dioxines, benzopyrène, composés organiques volatiles).

Une étude française trouve des résultats identiques

Une étude publiée en septembre 2004 dans la revue Occupational and Environmental Medicine et réalisée par des chercheurs de l’INSERM dans quatre villes françaises (Nancy, Lille, Lyon et Paris) disait déja%CC%80 que vivre près d’un garage ou une station-service pourrait quadrupler le risque de leucémie infantile.

En savoir plus
Childhood cancers and atmospheric carcinogens — Knox 59 (2): 101 — Journal of Epidemiology and Community Health (en anglais)
Le butadiène-1,3
Notre dossier sur la pollution atmosphérique

La pollution athmosphérique augmente le risque de décès

Un programme de surveillance épidémiologique coordonné par l’Institut de Veille Sanitaire (INVS) a quantifié l’impact sanitaire de la pollution atmosphérique dans 9 villes françaises (Bordeaux, Le Havre, Lille, Lyon, Marseille, Paris, Rouen, Strasbourg et Toulouse). L’impact sanitaire étudié porte sur le nombre annuel de décès anticipés et le nombre d’admissions hospitalières attribuables a%CC%80 la pollution atmosphérique.

Pour l’ensemble des neuf villes, le nombre annuel de décès attribuables a%CC%80 des niveaux de pollution atmosphériques supérieurs a%CC%80 10 µg/m3 est de 2786 pour la mortalité totale, 1097 pour la mortalité cardiovasculaire et 316 pour la mortalité respiratoire.

La population totale étudiée est de plus de 11 millions de personnes réparties dans les 9 villes. Pour l’ensemble des neuf villes, le nombre annuel de décès anticipés (1) attribuables a%CC%80 des niveaux de pollution atmosphériques supérieurs a%CC%80 10 µg/m3 est de 2786 pour la mortalité totale, 1097 pour la mortalité cardiovasculaire et 316 pour la mortalité respiratoire. On estime que 1834 décès auraient pu être évités si les niveaux de pollution avaient été réduits de moitié. D’une manière générale, ce sont les niveaux de pollution photo-oxydante (dioxyde d’azote et ozone) qui conduisent le plus souvent au nombre de décès anticipés le plus élevé.

  Ces nouveaux résultats devraient interpeller nos politiques quant a%CC%80 l'aménagement de la nationale 20 et a%CC%80 sa forte circulation notamment de poids lourds polluants et surtout interdits!.   Pourtant, rien n’est prévus par le conseil général de l’Essonne sur la route nationale 20. On a même entendu parlé par certains de la volonté d’installer des gares routière le long de la RN20, de quoi accroître encore la pollution et la mortalité des populations et des enfants en particulier.

Ces nouveaux résultats devraient interpeller nos politiques quant a%CC%80 l'aménagement de la nationale 20 et a%CC%80 sa forte circulation notamment de poids lourds polluants et surtout interdits!. Pourtant, rien n’est prévus par le conseil général de l’Essonne sur la route nationale 20. On a même entendu parlé par certains de la volonté d’installer des gares routière le long de la RN20, de quoi accroître encore la pollution et la mortalité des populations et des enfants en particulier.

Pour les admissions hospitalières, il existe une association entre les admissions pour pathologie cardio-vasculaire chez les 15-64 ans et une augmentation de 10µg/m3 par jour de dioxyde de soufre [SO2] (l’excès de risque varie de 1,4% pour un exposition de 0-5 jours avant l’hospitalisation, a%CC%80 1% pour une exposition la veille). Par ailleurs, l’excès de risque d’admission pour pathologie respiratoire suite a%CC%80 une exposition au dioxyde d’azote [NO2] durant les cinq jours précédents l’hospitalisation est de 3,7% chez les enfants. On estime que 748 hospitalisations auraient pu être évitées si les indicateurs de pollution avaient été ramenés a%CC%80 10µg/m3 dans huit villes.

Financée par le Ministère chargé de l’Environnement et l’INVS, cette étude démontre que la pollution atmosphérique urbaine reste un facteur de risque pour la santé d’où l’importance de disposer d’un système permanent de surveillance épidémiologique qui permet de quantifier ce risque.

C’est pourquoi, Le Comité Nationale 20 réclame d’urgence que les autorités régionales classent la RN 20 en boulevard urbain, seule décision capable de limiter le nombre et la vitesse des véhicules, de réguler le trafic et d’empêcher l’utilisation de la voie par les poids-lourds. Un plan de protection de l’atmosphère doit être lancé.

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